Rencontres, familles, musique et formation spirituelle composent la première partie d’un programme estival appelé à se poursuivre
Saint du jour : saint Nouhra, la lumière des côtes phéniciennes
Nouhra, également appelé Logius, aurait vécu à la fin du IIIe siècle. Selon la tradition maronite, il abandonna le paganisme, reçut le baptême puis le sacerdoce et distribua sa fortune aux pauvres. Il parcourut Acre, Tyr, Byblos, Batroun et Tripoli pour soutenir les chrétiens durant les persécutions, avant de mourir décapité. Son nom signifie « lumière » en syriaque et il est particulièrement invoqué au Liban comme protecteur de la vue.
الملخص بالعربية
اختتم مكتب رعوية الشبيبة في الجليل القسم الأول من برنامجه الصيفي لعام 2026، بعد سلسلة من اللقاءات التي جمعت الشباب والعائلات من رعايا مختلفة. شملت الأنشطة أمسيات إيمانية وفرحًا جماعيًا وبرنامجًا روحيًا لفئة الثانوي تمحور حول حياة القديس بطرس وسؤال المسيح له: «أتحبني؟». وتهدف المبادرة إلى تعزيز الانتماء إلى الكنيسة وتكوين جيل قادر على خدمة مجتمعه بإيمان ورجاء.
Article
L’Office de pastorale des jeunes du Patriarcat latin vient d’achever la première partie de son programme estival en Galilée. L’initiative a réuni des jeunes et des familles issus de plusieurs paroisses, avec un objectif clairement annoncé : renforcer l’appartenance ecclésiale et créer des espaces où la formation spirituelle puisse s’accompagner de joie et de vie communautaire.
Le programme a commencé par la participation des jeunes aux premières messes des trois prêtres récemment ordonnés pour le Patriarcat latin. Cette présence reliait symboliquement deux enjeux de l’avenir chrétien en Terre sainte : les vocations sacerdotales et la transmission de la foi aux nouvelles générations.
Une soirée intitulée Faith on Fire a ensuite rassemblé des jeunes de différentes villes et paroisses. Devant le succès de cette première rencontre, une seconde édition a été organisée et élargie aux familles. Elle associait temps de prière, chants religieux interprétés en karaoké, rencontres et chansons anciennes ou contemporaines.
Le choix peut surprendre ceux qui imaginent la pastorale orientale exclusivement composée d’encens, de longues mélodies liturgiques et de vieillards à la barbe admirable. Les responsables cherchent pourtant à rejoindre les jeunes dans leurs formes d’expression ordinaires, sans séparer la foi de la convivialité.
Un programme spécifique destiné aux adolescents de seize à dix-huit ans s’est tenu dans une école de Nazareth sous le titre « M’aimes-tu ? ». Les participants ont suivi le parcours de saint Pierre, depuis la faiblesse et la peur jusqu’au témoignage et à la responsabilité. Des temps de réflexion, des activités de groupe et la célébration de la messe ont permis de relier cette trajectoire apostolique aux choix quotidiens des jeunes.
L’actualité internationale réduit souvent les chrétiens de Terre sainte à trois images : la guerre, l’émigration et la disparition annoncée. Ces réalités sont graves, mais elles ne résument pas toute la vie des communautés. Une Église minoritaire continue aussi à organiser des camps, former des animateurs, accueillir des familles et préparer des projets pour les semaines suivantes.
L’expérience des années précédentes montre d’ailleurs que ces activités ne sont pas de simples loisirs. Malgré les difficultés de circulation et les tensions sécuritaires, les mouvements de jeunesse de Palestine, de Galilée et de Jordanie ont maintenu des programmes consacrés à la foi, à l’identité chrétienne, à la vocation et à la formation de responsables.
Cette information n’a pratiquement pas franchi les frontières de la presse ecclésiale locale et n’apparaît pas comme un dossier suivi par Ground News. C’est précisément ce qui la rend intéressante : le quotidien patient des communautés chrétiennes arabes attire moins l’attention que leur malheur.
Le défi reste néanmoins considérable. Pour retenir les jeunes, une soirée réussie ne suffit pas. Il faut offrir des perspectives de formation, de travail, de responsabilité et d’avenir familial. La pastorale ne peut pas empêcher seule l’émigration, mais elle peut éviter qu’un jeune chrétien se sente déjà étranger dans sa propre Église.
Note culturelle
Le mélange de chants religieux, de karaoké collectif et de chansons du « beau vieux temps » correspond à une culture levantine où la musique demeure un moyen privilégié de réunir les générations. La transmission ne passe pas seulement par une conférence ou un manuel : elle se fait aussi autour d’une mélodie que les parents connaissent encore et que les enfants découvrent à leur manière.
Sources
Patriarcat latin de Jérusalem, édition arabe, archives de la pastorale des jeunes de Terre sainte, Noursat et recherche comparative dans Ground News.
Pour aller plus loin
Trois nouveaux prêtres à Jérusalem : ordonnés pour une Église qui refuse de disparaître
À Jérusalem, la taxe Arnona menace l’équilibre fragile des œuvres chrétiennes
Mar Elias le Vivant : le prophète de feu devenu saint populaire du Levant
Commenter / S’abonner
Les mouvements de jeunesse peuvent-ils réellement freiner l’éloignement religieux et l’émigration des jeunes chrétiens de Terre sainte ? Partagez votre analyse et les initiatives vécues dans vos paroisses.
Abonnez-vous au blog pour suivre l’actualité, les saints et la vie quotidienne des communautés chrétiennes du monde arabe.
Commentaires
Enregistrer un commentaire