Après les tensions de juillet, le patriarche latin choisit l’Assomption pour dire aux chrétiens palestiniens : « N’ayez pas peur »
Saint du jour
Saint Eusèbe de Rome est célébré le 17 août dans le calendrier latin, y compris par les communautés latines de Terre sainte. Évêque de Rome en 309, il dut affronter la crise provoquée par la réintégration des chrétiens ayant apostasié pendant les persécutions. Son refus d'une Église à la fois sans pardon et sans exigence lui valut de graves conflits. Exilé sous Maxence, il mourut après quelques mois de pontificat.
الملخص
زار الكاردينال بييرباتيستا بيتسابالا، بطريرك القدس للاتين، بلدة الطيبة المسيحية في الضفة الغربية في 15 آب 2026 واحتفل بقداس عيد انتقال السيدة العذراء. وأكد أن الشر، مهما بدا قويًا، «ليس له سلطان مطلق»، وأن الكنيسة ستواصل العمل للحفاظ على الوجود المسيحي في الطيبة وفي الأرض المقدسة. وتأتي الزيارة بعد قرار عسكري إسرائيلي صدر في تموز وأعلن منطقة «الطيبة وريمون» منطقة عسكرية مغلقة، ما أثار مخاوف بشأن الأراضي والمواقع الدينية وإمكانية وصول الحجاج والزوار. ودعا البطريرك السكان إلى عدم الاستسلام للخوف واليأس، والتمسك بحقهم في الحياة والبقاء.
Article
Le dossier de Taybeh avait déjà été évoqué dans les archives de Baraka des Saints à travers Gaza et la situation générale de la Terre sainte. Mais le développement du 15-16 août 2026 est nouveau : Pierbattista Pizzaballa s'est rendu personnellement à Taybeh et a explicitement engagé le Patriarcat à défendre la présence chrétienne locale.
Taybeh est une localité palestinienne à très forte identité chrétienne, située à l'est de Ramallah. Le patriarche latin y a célébré le 15 août la messe de l'Assomption dans l'église latine du Christ-Rédempteur.
Son homélie est partie de l'image de la femme et du dragon dans l'Apocalypse. Pour Pizzaballa, le texte rappelle que le mal peut paraître écrasant sans jamais devenir tout-puissant : « le pouvoir du mal n'est pas absolu ».
Mais le discours n'était pas seulement spirituel.
Le patriarche a affirmé que l'Église continuerait à faire tout ce qui est en son pouvoir pour préserver sa présence à Taybeh et, plus largement, en Terre sainte. Il a invité les habitants à ne céder ni à la peur ni au désespoir et à défendre leur « droit à la vie ».
La visite intervient dans un contexte précis. Un ordre militaire israélien publié en juillet a déclaré la zone dite de « Taybeh et Rimon » zone militaire fermée. Selon le Patriarcat latin, le périmètre concerne certaines parties bâties de Taybeh, des terres agricoles ainsi que des sites religieux et patrimoniaux ; le texte soulève également des interrogations concernant l'accès des pèlerins, visiteurs, journalistes et volontaires étrangers.
Le père Bashar Fawadleh, curé de Taybeh, a accueilli le patriarche en soulignant précisément cette dimension : sa présence signifiait aux habitants qu'ils n'étaient pas seuls.
C'est probablement le point essentiel.
Dans les déclarations ecclésiales sur la Terre sainte, le mot « présence » revient constamment. Il ne désigne pas seulement le maintien de bâtiments ou de statistiques confessionnelles. Il signifie continuer à avoir des familles, des paroisses, des écoles, des terres cultivées et une vie chrétienne locale.
À Taybeh, l'Assomption 2026 a donc pris une signification très terrestre : regarder vers le ciel, certes, mais sans abandonner le village.
Note culturelle
Taybeh possède des communautés latine, grecque-orthodoxe et melkite. Cette coexistence donne au village une place singulière dans le christianisme palestinien. La fête de l'Assomption y appartient ainsi à un paysage où les traditions occidentales et orientales vivent à quelques rues les unes des autres — une petite géographie œcuménique avant même que quelqu'un organise une commission pour en parler.
Sources
Patriarcat latin de Jérusalem — Cardinal Pizzaballa in Taybeh: Evil Does Not Have Absolute Power, publié le 16 août 2026.
Patriarcat latin de Jérusalem — actualités diocésaines.
La recherche dans Ground News n'a pas fait ressortir de couverture substantielle de cette visite. L'information repose donc principalement sur la source locale du Patriarcat ; le contexte militaire doit être présenté comme celui décrit par celui-ci, faute de couverture indépendante suffisamment précise retrouvée ce soir.
Pour aller plus loin
Cette fois, les archives de Baraka des Saints permettent de suivre clairement la continuité du dossier. Le nouvel élément est la visite de Taybeh ; les articles précédents concernaient surtout Gaza et la doctrine humanitaire du Saint-Siège :
Gaza : le cardinal Pizzaballa au milieu des ruines
Nouvelles catholiques arabes : Rome, Jérusalem, Gaza et les chrétiens d’Orient
Gaza : pourquoi le Vatican parle d’abord de droit humanitaire
Priscille et Aquila – Le couple au service de l’Évangile
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La question de Taybeh dépasse le patrimoine : une Terre sainte sans communautés chrétiennes locales serait-elle encore réellement une Terre sainte chrétienne, ou seulement un ensemble de sanctuaires visités par des pèlerins étrangers ?
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