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Au Liban, les explosifs saisis relancent la question des armes hors de l’État

Après la saisie d’explosifs revendiqués par le Hezbollah, le contrôle des armes et l’autorité de l’État libanais reviennent au cœur du débat.




Un député du Hezbollah a reconnu que des explosifs interceptés par les autorités libanaises appartenaient à son mouvement. L’affaire met de nouveau à l’épreuve les efforts de l’État pour reprendre le contrôle des armes sur son territoire.

الملخّص: أقرّ نائب عن حزب الله بأنّ متفجرات صادرتها السلطات اللبنانية تعود إلى الحزب، وقال إنّها كانت موجّهة ضد القوات الإسرائيلية. وتعيد القضية إلى الواجهة مسألة حصر السلاح بيد الدولة اللبنانية.

Article

Le 15 octobre, Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, a déclaré que les explosifs saisis par les forces libanaises dans un véhicule dans la région de la Bekaa appartenaient au mouvement. Il a affirmé qu’ils étaient destinés à être utilisés contre des forces israéliennes. Les autorités avaient arrêté deux personnes lors de l’interception du véhicule.

Cette déclaration intervient alors que le gouvernement libanais cherche à placer les armes sous l’autorité de l’État. Le mouvement affirme que les explosifs devaient viser les forces israéliennes ; Reuters rapporte également que des sources sécuritaires les destinaient à des drones explosifs. Le Hezbollah réclame la restitution du matériel et la libération des personnes arrêtées. Ces affirmations sont celles des acteurs concernés et ne préjugent pas des conclusions de l’enquête judiciaire.

L’affaire révèle le difficile équilibre auquel le Liban est confronté : l’armée et les services de sécurité sont chargés d’appliquer les décisions de l’État, tandis que le Hezbollah maintient ses propres capacités militaires et lie son désarmement au retrait des forces israéliennes des territoires libanais. Le président Joseph Aoun a réaffirmé auprès du secrétaire d’État américain Marco Rubio que les autorités libanaises poursuivaient la confiscation des armes et la lutte contre le trafic.

La saisie ne règle donc pas le débat ; elle le rend plus concret. La question porte à la fois sur la sécurité des habitants, la souveraineté de l’État et le risque d’une nouvelle escalade avec Israël. Pour le Liban, l’enjeu sera de faire appliquer la loi sans entraîner le pays dans un nouvel affrontement intérieur.

Pour aller plus loin

Sources : Reuters, Associated Press.

Note de prudence : Le Hezbollah affirme que les explosifs étaient destinés à frapper des forces israéliennes. Les autorités libanaises n’avaient pas publiquement établi leur destination au moment des premières informations sur la saisie.

L’État libanais peut-il faire respecter son autorité sur les armes sans provoquer une nouvelle crise intérieure ?

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